Cancers : pénurie de tests diagnostiques
Yves Miserey note dans Le Figaro qu’« au cours des 5 prochaines années, le nombre d’examens scintigraphiques pourrait être drastiquement limité dans le monde ».
Le journaliste indique en effet que « les deux principaux réacteurs fabriquant les isotopes radioactifs utilisés par cette technique d’imagerie sont à l’arrêt ».
« Le réacteur canadien qui fournissait plus de 40% de la consommation mondiale est en panne depuis le mois de mai dernier. […] Le réacteur hollandais vient d’être arrêté à son tour. Ils fournissaient tous les deux près de 70% des isotopes utilisés en scintigraphie dans le monde », explique Yves Miserey.
Le journaliste ajoute que « l’ensemble des autres appareils ont plus de 40 ans d’activité. […] Leurs successeurs n’entreront pas en production avant 2015 ».
Yves Miserey relève que « cette panne simultanée est une très mauvaise nouvelle », rappelant que la scintigraphie « permet de diagnostiquer les métastases osseuses ainsi que d’explorer le fonctionnement de nombreux organes, comme le cœur, les poumons, le reins »… ».
Alain Alberman, responsable commercial du réacteur français Osiris au CEA (7% de la consommation mondiale), indique que « si le réacteur canadien ne redémarre pas au printemps, il va forcément y avoir un rationnement des examens dans chaque pays ».
Yves Miserey explique ainsi que « les autres pays n’ont pas investi [dans la construction de réacteurs], comptant sur le Canada pour les approvisionner en isotopes », et note que le « redémarrage hypothétique [du réacteur canadien] est aujourd’hui le seul espoir d’éviter la pénurie ».
Le journaliste précise que « l’Europe s’organise pour essayer de trouver des solutions, mais il faudra de la patience. La France et la Belgique sont en train de construire deux unités nouvelles ».
Le Figaro
ajouté le: 16/2/2010